On a tous vécu ce moment en début de semestre : MyGES affiche le planning, les notes tombent au compte-gouttes, et à côté, on ouvre un tableur perso pour recalculer sa moyenne avec ses propres coefficients. Deux outils, deux logiques, et parfois deux versions différentes de la réalité. La question n’est pas de savoir lequel est « le meilleur », mais lequel répond à quel besoin concret quand on suit ses études dans le réseau GES.
Garder un suivi exportable et indépendant de son école
MyGES centralise planning, notes, absences, messagerie et documents administratifs dans un seul extranet. Le problème, c’est que cet espace appartient à l’école. Le jour où la scolarité se termine, l’accès se ferme.
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Pour un étudiant qui veut conserver un historique personnel de ses résultats, de ses projets ou de ses compétences acquises, un tableau Excel reste le seul espace réellement portable. On peut l’enregistrer sur un cloud personnel, l’exporter en PDF, le transmettre à un futur employeur ou à une autre école sans dépendre d’un extranet tiers.
Ce point est rarement évoqué, mais il pèse lourd pour ceux qui enchaînent un mastère après un bachelor dans un autre établissement, ou qui cherchent à documenter un parcours en admission parallèle. MyGES ne propose pas d’export structuré de l’ensemble du dossier étudiant vers un format réutilisable. Le tableur perso comble ce vide.
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Notes et moyennes sur MyGES : ce que la plateforme calcule (et ce qu’elle ne montre pas)
Sur MyGES, les notes sont saisies par les intervenants, les moyennes sont pondérées automatiquement, et les résultats sont gelés avant passage en jury. C’est fiable pour le résultat officiel, mais ça ne permet pas de simuler.
Impossible, par exemple, de vérifier quelle note il faudrait obtenir au partiel pour valider un module. Impossible de pondérer autrement pour anticiper un rattrapage. La plateforme affiche un état, pas une projection.
Avec un tableur personnel, on modélise ses propres scénarios. On ajuste les coefficients, on ajoute des colonnes pour les bonus, les rattrapages, les ECTS cumulés. Le tableur sert à piloter, MyGES sert à constater.
Emploi du temps et gestion du quotidien : MyGES a l’avantage du temps réel
Sur ce terrain, la comparaison penche nettement côté MyGES. L’emploi du temps est mis à jour en direct, avec distinction présentiel ou distanciel, et l’application mobile envoie des notifications dès qu’un changement survient. Reproduire ça dans un fichier Excel demanderait une saisie manuelle permanente, sans aucune garantie de fiabilité.
Même logique pour les absences : MyGES centralise le dépôt de justificatifs, le suivi administratif, la validation par l’école. Un tableur ne peut pas remplacer ce circuit.
Messagerie et documents administratifs
La messagerie intégrée (par classe, par cours, avec l’administration) et l’accès au dossier administratif sont des fonctions que seul l’extranet peut offrir. On ne recrée pas un canal de communication institutionnel dans un fichier local. Sur ces aspects, MyGES n’a pas d’équivalent côté tableur.
Tableau Excel pour le suivi d’études : limites concrètes à connaître
Excel (ou Google Sheets, ou LibreOffice Calc) reste un outil puissant pour un usage individuel. Les retours d’utilisateurs pointent néanmoins des faiblesses récurrentes dès qu’on sort du cas simple :
- Les fichiers qui grossissent deviennent lents, surtout avec des formules imbriquées sur plusieurs onglets de suivi semestriel.
- La collaboration est fragile : dès que deux personnes éditent le même classeur en ligne, les conflits de versions apparaissent.
- Aucune notification automatique. On oublie de mettre à jour, et le fichier devient obsolète en quelques semaines.
- La sécurité repose sur le bon vouloir de l’utilisateur (mot de passe du fichier, sauvegarde régulière, stockage cloud ou clé USB).
Pour un suivi strictement personnel (notes, moyennes, objectifs), ces limites sont gérables. Pour tout ce qui touche à la communication avec l’école ou au suivi administratif, le tableur n’est tout simplement pas le bon outil.

MyGES et Excel combinés : le montage qui fonctionne en pratique
La plupart des étudiants qui s’en sortent bien avec leur suivi ne choisissent pas entre les deux. Ils utilisent MyGES comme source de données officielle et le tableur comme espace de pilotage personnel.
Le fonctionnement concret ressemble à ça :
- On consulte ses notes sur MyGES dès qu’elles sont publiées, puis on les reporte dans son tableur avec ses propres colonnes (coefficient réel, objectif de validation, commentaire).
- On conserve l’emploi du temps et les notifications sur l’application mobile MyGES, sans essayer de dupliquer le planning dans Excel.
- On utilise le tableur pour les projections : simulation de moyenne, suivi des ECTS, préparation d’un dossier d’admission ou de candidature.
MyGES gère le présent administratif, le tableur gère la stratégie personnelle. Les deux ne se substituent pas, ils couvrent des zones différentes.
Sécurité et données personnelles
MyGES propose une authentification multi-facteurs, des codes de secours et un cadre RGPD avec possibilité d’export et de suppression des données. Un fichier Excel stocké sur un ordinateur personnel ne bénéficie d’aucune de ces protections par défaut. Si on opte pour un tableur de suivi, le stocker sur un cloud sécurisé avec mot de passe reste un minimum.
Quel outil choisir selon son profil d’étudiant
Pour un étudiant en gestion, en marketing ou en management qui veut simplement suivre le fil de sa scolarité sans complications, MyGES suffit largement. La plateforme couvre le planning, les notes, la messagerie et les documents. Rien d’autre n’est nécessaire au quotidien.
Pour un étudiant qui prépare un concours, une admission en mastère ou qui change d’école, le tableur personnel devient un vrai atout. Il permet de garder la main sur ses données, de produire des bilans exportables et de construire un dossier indépendant de l’infrastructure de l’établissement.
Les retours varient sur ce point, mais le montage le plus robuste reste d’utiliser les deux en parallèle, chacun dans son rôle. MyGES comme portail officiel, le tableur comme outil de pilotage. Ni l’un ni l’autre ne couvre tout le spectre, et c’est précisément pour ça qu’ils se complètent plutôt qu’ils ne se concurrencent.

