Un développeur spécialisé en intelligence artificielle touchera jusqu’à trois fois plus qu’un développeur PHP en début de carrière en France. Les écarts de rémunération persistent, malgré la pénurie de profils techniques sur le marché. Certaines compétences très demandées voient leur valeur exploser, tandis que d’autres stagnent.
Les plateformes internationales proposent désormais des packages annuels dépassant les 120 000 euros pour attirer les meilleurs profils, même à distance. Les salaires moyens dans l’Hexagone progressent lentement, limités par la concurrence et la rigidité des grilles salariales traditionnelles.
Panorama des salaires des développeurs web en 2024 : où se situe le haut du panier ?
La scène des salaires développeurs en 2024 n’a rien d’un terrain égalitaire. Ceux qui maîtrisent les arcanes du Full Stack, du Python ou de la blockchain voient leur rémunération grimper bien au-delà de la moyenne. Un développeur Full Stack affiche 46 900 euros bruts chaque année, tandis que le développeur Python s’en rapproche, flirtant avec les 47 000 euros. Les experts en blockchain ou en business intelligence franchissent régulièrement le seuil des 55 000 euros, selon leur expérience.
À un niveau supérieur, l’architecte logiciel et le data scientist se hissent comme des références, dépassant aisément la barre des 54 000 euros par an. Les plus chevronnés atteignent ou dépassent les 80 000 euros. Le secteur DevOps n’est pas en reste, avec des fourchettes qui oscillent entre 45 000 et 55 000 euros bruts à l’année.
Pour donner un aperçu précis, voici comment se déclinent les salaires pour quelques spécialités :
- Développeur web : 36 600 € / an
- Développeur Java : 41 600 € / an
- Développeur PHP : 42 300 € / an
- Développeur Ruby : 49 100 € / an
- Développeur JavaScript : jusqu’à 70 000 € / an
- CTO : de 80 000 € à 150 000 € / an
Le salaire développeur web se situe un cran en dessous, autour de 36 600 euros en moyenne, mais la polyvalence technique permet de rapidement grimper. Paris continue de dominer le paysage, avec des rémunérations moyennes entre 45 400 et 54 000 euros, près de 20 % au-dessus de la province. Les spécialistes en IA ou en machine learning franchissent parfois les 90 000 euros annuels. Quant aux responsables techniques, à l’image du CTO, ils dépassent facilement les 150 000 euros bruts, preuve que la technique, poussée à son sommet, paie.
Quels facteurs expliquent les écarts de rémunération dans le développement web ?
Ce n’est ni le hasard ni l’ancienneté seule qui décident du salaire développeur. Plusieurs ressorts se combinent pour dessiner la courbe des rémunérations. Le premier, implacable, c’est l’expérience. Un débutant démarre entre 31 000 et 38 000 euros bruts par an. Quelques années plus tard, le même profil peut prétendre à plus de 55 000 euros. Mais l’expérience ne fait pas tout.
La spécialisation technique vient tout changer. Maîtriser React, Node.js, Symfony, ou exceller sur des langages comme Python, Java, Ruby, permet d’augmenter nettement sa valeur sur le marché. Ceux qui savent jouer avec ces frameworks voient leur rémunération s’envoler.
La région où l’on exerce son métier pèse aussi dans la balance. À Paris, le ticket d’entrée tourne autour de 45 400 à 54 000 euros, soit 20 % de plus que dans le reste de la France. Ce différentiel s’explique par le coût de la vie, mais aussi par la concentration des entreprises tech.
Les entreprises de grande taille, notamment les éditeurs de logiciels et les groupes cotés, tirent les salaires vers le haut avec des packages plus attractifs que les petites agences ou les ESN. Le statut professionnel entre aussi en jeu : le freelance peut négocier un TJM entre 305 et 683 euros selon ses compétences, à condition de savoir gérer la variabilité de ses missions. Dernier point à ne pas négliger : l’anglais technique. Il ouvre les portes des projets internationaux et des postes à haute valeur ajoutée.
Pour résumer, voici les principaux leviers qui influencent la rémunération :
- Expérience : facteur le plus déterminant
- Compétences techniques : frameworks, langages, stack
- Localisation : Paris vs province
- Statut : salarié ou freelance
- Entreprise : taille, secteur, attractivité
Comparatif des salaires par technologies, niveaux d’expérience et régions
La hiérarchie des salaires développeurs ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Les profils Full Stack dominent avec une moyenne à 46 900 euros bruts annuels, talonnés par les spécialistes Python (47 000 euros) et Ruby (49 100 euros). Les experts DevOps et Blockchain se situent autour de 45 000 à 46 000 euros. Les postes d’architecte logiciel et de CTO incarnent le sommet, avec des salaires pouvant grimper à 110 000 euros, voire jusqu’à 150 000 euros pour les directions techniques expérimentées.
Les fourchettes varient selon la technologie et l’ancienneté. Un développeur web junior touche entre 31 000 et 38 000 euros, mais avec cinq à huit ans d’expérience, il dépasse les 55 000 euros. En Java, la progression est similaire : 34 000 à 38 000 euros au départ, pour franchir la barre des 60 000 euros en séniorité. Le parcours du développeur PHP commence à 30 000 euros et peut grimper à 55 000 euros avec l’expertise.
La localisation fait varier la donne. À Paris, le salaire moyen développeur oscille entre 45 400 et 54 000 euros, contre 43 000 euros en province. Le freelance, lui, adapte son tarif journalier entre 305 et 683 euros. Les experts en intelligence artificielle ou machine learning dépassent volontiers les 90 000 euros annuels, mais ces niveaux restent encore concentrés dans les centres urbains majeurs.
Les chiffres suivants illustrent le plafond atteint par certains profils expérimentés :
- Développeur Full Stack expérimenté : 50 000 à 65 000 euros
- Développeur Front-End sénior : jusqu’à 70 000 euros
- Développeur Back-End sénior : jusqu’à 80 000 euros
- Machine Learning Engineer expérimenté : 60 000 à 90 000 euros
Les perspectives de carrière et d’évolution salariale pour les développeurs aujourd’hui
Le parcours d’un développeur ne se limite plus à écrire des lignes de code. Dès la sortie des formations Bac+2 à Bac+5, BTS, bachelors, écoles d’ingénieurs ou universités, la porte s’ouvre sur des rôles variés : développeur web, full stack, Java, Python.
Avec l’expérience, le champ des possibles s’élargit. Un junior, payé entre 31 000 et 38 000 euros, voit sa rémunération progresser année après année. Développer une expertise pointue sur Node.js, React ou dans l’intelligence artificielle permet d’accéder à des métiers plus valorisés. De la Data Science à la blockchain, la spécialisation accélère la carrière et démultiplie les opportunités, jusqu’à 110 000 euros pour un architecte logiciel, 150 000 euros pour un CTO aguerri.
Mais l’évolution va bien au-delà de la technique. Beaucoup choisissent d’orienter leur trajectoire vers des fonctions de Tech Lead, chef de projet ou consultant. Ce virage implique d’assumer des responsabilités nouvelles : pilotage d’équipe, prise de décision stratégique, transmission du savoir. D’autres préfèrent l’indépendance et basculent en freelance, séduits par la flexibilité et des TJM élevés, entre 305 et 683 euros. Le secteur, toujours en tension, récompense l’adaptabilité et la capacité à piloter des projets complexes, de la conception logicielle à la gestion d’équipes multi-spécialistes.
Dans ce paysage, les développeurs qui osent investir dans leur montée en compétences, qui s’ouvrent à de nouveaux horizons techniques ou qui prennent des responsabilités, ne se contentent plus d’un simple ajustement de salaire : ils redessinent les contours de leur avenir professionnel. La ligne d’arrivée, pour eux, ne cesse de reculer. Qui sait jusqu’où ira la prochaine génération ?

